Désormais c’est moi qui tremble. Le doute, c’est l’antichambre de la vérité et la vérité c’est le début de la chute. Elle va confirmer, quitter l’autre, venir, vouloir. Ça ne s’arrête jamais, c’est la révolution industrielle cette fille, qui accompagne et qui t’écrase, je le savais.

Clément, la cinquantaine, célibataire, il n’a que son chien qu’il nomme papa à qui parler, il siège au comité de direction d’une banque à La Défense, un emploi qui ne le passionne pas vraiment, une vie monotone et un ennui qui a contaminé son paysage mental.
Laure, dix ans de moins, elle est prof de fac, elle a deux filles dont une en pleine rébellion, elle vit en couple avec Anton, médecin de profession, mais depuis quelques temps une certaine routine s’installe dans son couple.
Ces deux êtres que tout oppose vont se rencontrer et vivre une liaison amoureuse…
Comme vous l’aurez compris, c’est de passion amoureuse que parle le livre. Et moi je ne vous cache pas que ce livre ne m’a pas passionnée et que la rédaction de cette chronique va être compliquée, car c’est toujours difficile d’écrire un billet lorsqu’un livre est flatté par la critique et sur lequel mon avis est plus que partagé.
Seul le titre de ce roman me donnait à penser, avant même de l’avoir ouvert, que l’auteure m’embarquerait dans une histoire ardente, incandescente, dévorante. J’ai cru que ça raconterait la passion qui dévaste tout sur son passage, la passion empreinte de folie, de fougue, d’ardeur. Je n’ai rien trouvé de tout cela, je n’ai ressenti aucune émotion. Alors, Feu peut être, mais feu de brindilles !
C’est bien simple, je n’y ai pas cru à leur histoire… Je n’ai trouvé chez ces deux personnages que mal être et solitude affective. Je les ai trouvés agaçants, pathétiques, assez stéréotypés, pas assez creusés à mon goût. Les chapitres s’alternent entre les voix des deux protagonistes. Clément est dans un monologue intérieur en s’adressant à papa, son chien. Laure, elle, s’adresse à elle-même à la deuxième personne. Donc ces deux-là se rencontrent au cours d’un colloque, ils s’attirent puis une passion va naitre, malgré la réprobation de leurs mères (dont une est décédée !). Oui parce que j’ai oublié de vous dire que Clément appelle son chien papa pour « faire crever de rage sa très sainte mère« , une mère castratrice qui l’empêche de s’épanouir et d’aimer. Et puis il y a Laure qui au cours de ses interrogations, de ses doutes, entend les jugements et les phrases moralisatrices de sa maman décédée ! J’ironise un peu car j’ai bien compris qu’ici l’auteure dénonce le lourd héritage transmis inconsciemment par les mères qui engendre chez Clément des blocages émotionnels et beaucoup de culpabilité chez Laure. Et je reconnais que j’ai bien aimé cet humour cynique, incisif , mordant, corrosif qui traverse le livre mais en revanche, le style d’écriture de l’auteure, je n’adhère pas du tout. Un style haché, rapide, qui m’a donné du fil à retordre. J’ai eu du mal à la suivre quelquefois, j’ai même dû relire des paragraphes à deux fois pour saisir le sens. Un style qui se veut « moderne », un style un peu trop « parlé » à mon goût, un style qui me gâche le plaisir de lecture.
Bref ça n’a pas pris chez moi, le feu s’est rapidement éteint !
Maria Pourchet est romancière, sociologue de formation. En 2012, elle publie son premier roman Avancer. Elle a notamment signé Rome en un jour (Gallimard, 2013) et Champion (Gallimard, 2015)
Cet humour décapant m’a plu, tout comme le style. C’est sa différence qui m’a charmée, sa manière si moderne, si insolente d’amener les choses. Comme tu me le disais, c’est sûrement un de ces livres clivants : on aime ou on déteste !
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Je comprends, mais je ne suis pas fan de ce style. Sur le même thème, je préfère La conversation amoureuse d’Alice Ferney. Lecture ancienne mais marquante !
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Je prends note 🙂
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Une auteure apparemment que l’on aime ou déteste (suite à la lecture et l’écoute de ressentis) mais qui ne change pas ma décision de ne pas la lire. Pourquoi : le sujet de la passion amoureuse ne m’attire pas plus que cela et le style de l’écriture (ce que j’en lis) n’est pas pour moi une raison de franchir le pas et finalement il y en a tellement qui m’attirent que je ne m’arrête pas à ceux pour lesquels je n’ai pas d’attirance 🙂
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Un simple curiosité de ma part, je voulais découvrir cette auteure, c’est fait ! 😉 Il en faut pour tous les goûts…
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Oui je comprends et il m’arrive de céder à la tentation parfois mais de moins en moins. Heureusement il en faut pour tout le monde et le principal est de lire 🙂
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😉
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Je me suis achetée ce livre. Il est sur ma pile de lecture au dessus des autres. Alors maintenant je me demande si j’ai bien fait🤔 Franchement au vu des différents commentaires je suis perplexe. C’est vrai qu’avec un titre pareil on pourrait s’attendre à quelque chose de disons….incandescent !! A voir.
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Il te plaira peut être. Tu reviendras me le dire quand tu l’auras terminé 😉
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Ce livre ne m’a fait ni chaud, ni froid. Style trop agressif, quelque peu décousu…Histoire très banale d’adultère. Se parler à soi même à la 2ème personne n’est pas ce que l’auteure à fait de mieux (enfin pour moi). Déçue 🤨
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Tu ne t’es pas enflammée 😉
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